Comment j’ai pris ma retraite à 27 ans – Entrepreneuriat : Mythes VS Réalité

Hier soir, j’ai encore une fois dû répondre à l’éternelle série de questions :
“Et ça marche ? Tu fais combien de chiffre d’affaire ?” Non mais sérieusement ! Vous vous verriez demander à un salarié que vous connaissez depuis 5 min combien il gagne ? Alors moi j’élude, je dis “ oui, ça marche”. Comprendra qui voudra, ce que voudra.

La vérité c’est que “l’entrepreneuriat” est tellement médiatisé par tous les “vendeurs de soupe à l’information” que chacun s’interroge. Quand vous savez qu’un des freins majeurs au passage à l’acte entrepreneurial est la perte de l’aisance financière associée à la création d’entreprise vous avez tout compris…En posant cette question absurde et impolie beaucoup espèrent entendre une histoire de galère financière afin de pouvoir se tranquilliser et se dire qu’ils sont bien mieux payés dans leur job actuel.

Mais bref, j’arrête ici mon coup de gueule. L’entrepreneuriat qu’est-ce que c’est ? Certains s’y cassent les dents d’autres y trouvent le sourire.
Mais, au-delà du mythe de l’entrepreneur que véhicule la presse, que savez-vous du quotidien d’un entrepreneur ?

Je vais essayer dans cet article de vous apporter le maximum de réponses sur la réalité de la vie d’entrepreneur car il est très difficile de trouver des informations de qualité à ce sujet. L’entreprenariat est une grosse tendance et, comme toute mode, certaines personnes tirent les ficelles par derrière et en profitent pour s’enrichir. Dans le cas de l’entrepreneuriat la liste des acteurs ayant tout intérêt à vous faire prendre des vessies pour des lanternes est très longue :

l’Etat : il encourage les personnes en recherche d’emploi à créer leur entreprise diminuant ainsi le nombre officiels de chômeurs.
les formateurs en ligne : “ vendeurs de rêves”, ils n’ont pour seul business que de vous vendre leurs formations.
les incubateurs et autre pépinière d’entreprise “bas de gamme”: ils ne sont – pour la grande majorité- que des loueurs de bureaux re-marketés
les Business Angel: ils vous proposent leurs expertises à prix d’or contre un gros morceau de votre capital social.
les organismes d’accompagnement : ils vous encouragent à aller chercher des prêts d’honneurs et autre subventions d’Etat même si vous n’en avez pas réellement besoin.
la publicité au sens large et la presse: la liberté associée au mythe de l’entrepreneur permet de vendre énormément.

Le problème c’est qu’avant de franchir le pas, personne ne sait vraiment à quoi s’en tenir. A moins de vivre ou d’avoir vécu avec un entrepreneur (père, mère, conjoint), le métier de créateur d’entreprise (car s’en est un !) est un mystère pour 80% des personnes qui se lancent dans la danse.
Vous êtes-vous déjà imaginé à la tête de votre société ? A quoi ressemblerait votre vie si vous étiez votre propre boss ? Vous êtes-vous déjà demandé quel était le quotidien de votre pote qui a créé sa boîte il y a 1 an, 2 ans, 10 ans ?

Ce que je veux souligner dans cet article et qui, pour moi, est la cause de beaucoup d’échecs d’entrepreneurs, c’est que beaucoup se lancent pour réaliser un RÊVE et ont une image idéalisée du quotidien de patron. Cette image est souvent très éloignée de la réalité car il n’y a malheureusement pas la possibilité de faire un stage “créateur d’entreprise” (attention: je ne parle pas ici de faire son stage de fin d’étude dans une “start-up” où vous allez simplement avoir une position de salarié) pour “tester” ce métier en amont.

Comme vous le voyez, les causes de la distorsion entre la réalité et l’image d’épinal du métier de “créateur d’entreprise” sont nombreuses.

Passons maintenant à une description de la réalité. Bien entendu celle-ci n’engage que moi, il s’agit simplement d’un point de vue parmi d’autres. Il a seulement le mérite, pour vous qui n’avez pas encore franchi le pas, d’être un point de vue réaliste sur le monde des start-up, incubateurs et autres structures d’accompagnement en France, point de vue forgé peu à peu depuis 2013, grâce à la fréquentation de ce milieu.

J’ai mis plusieurs années à le comprendre car je suis moi-même tombé amoureux des mythes que l’on me vendait. J’ai passé des mois, voir des années à chercher la formule magique, à appliquer des recettes de succès, à aller en incubateur, à faire une levée de fonds, à participer à des concours, à travailler les relations presse etc. Pendant tous ces mois, j’ai perdu du temps à faire ce que ces structures d’aide à la création me conseillait / me demandait de faire. Je cochais les cases de leur “to do list” au lieu de cocher les miennes. Et pourtant, 99% des personnes qui m’ont accompagné n’avait jamais créé de boîtes ! Je pensais apprendre le ski avec un bon skieur, mais il n’avait jamais mis les pieds sur des skis ! Vous voyez l’ampleur du malaise. En prenant du recul j’ai finalement compris mon erreur et, en 2015, coupé brutalement avec toutes ces structures.

La réalité se résume en quelques phrases :

Si vous passez à l’acte et que vous devenez un entrepreneur “sage” vous découvrirez par vous même une vérité toute simple (trop simple pour la presse et pour les assoiffés d’idoles que nous sommes) : créateur d’entreprise et chef d’entreprise sont juste des fonctions et des métiers. Un des métiers les plus vieux du monde d’ailleurs ! Comme en foot, il y a quelques joueurs “stars” qui figurent en premières ligues et les autres restent inconnus. Dans l’entrepreneuriat, le ratio est de 99 % d’inconnus pour 1 % de stars.

Ok Stop! J’imagine ce que vous pouvez vous dire: “Merci Grégoire mais c’est tout pourri ton truc ? C’est ça le coeur de ton article ?” C’est clair que ce n’est pas très exaltant comme révélation mais c’est la réalité ! Ce que je veux vous faire passer comme message dans cet article c’est :

Lancez vous dans l’aventure pour les bonnes raisons et surtout pas pour réaliser un rêve ! Vous devez avoir envie mais aussi savoir ce qui vous attend !

On ne devient pas un bon prof de math si on choisit ce métier pour les vacances et la sécurité de l’emploi. C’est pareil pour la création de boîte.

Ce qui est certain c’est que si vous pouvez vous lancer dans l’aventure pour les bonnes raisons vous mettez déjà beaucoup d’atouts de votre côté. Petite liste gratuite :

Si vous voulez être l‘ÉLU ou le futur Steve Jobs, merci d’aller voir un psychologue avant de créer votre boîte (je dis ça pour le bien-être mental de vos futurs salariés); si vous voulez être célèbre inscrivez-vous dans une téléréalité ça ira plus vite; si vous voulez juste vous en mettre plein les fouilles vous êtes le candidat rêvé pour le burn-out de l’entrepreneur car vous allez vite vous essouffler.

En revanche, si vous voulez changer votre monde, arrêtez de travailler dans un système qui ne vous convient pas, si vous avez envie d’exploiter (enfin!) vos compétences personnelles, si vous en avez assez de devoir rentrer dans des moules trop petits ou trop grands pour vous, alors, dans ces conditions là, il y a beaucoup plus de chance que vous adoriez la vie d’entrepreneur.

Votre entreprise sera le prolongement de vous-même. Si vous ête bancal, votre entreprise sera bancale.

En entrepreneuriat, on apprend beaucoup et tout le temps car aucune route n’est tracée; C’est là tout le plaisir ! C’est du travail en hors piste. Si vous avez besoin d’un mode d’emploi pour faire vos lacets passez votre chemin !

La deuxième erreur classique que j’ai vu et que j’ai faite dans ma courte vie en incubateur et autres, c’est la course aux raccourcis magiques, aux modes d’emploi IKEA de la start-up idéale.

Si vous pensez monter votre propre meuble avec le plan du meuble d’à côté vous avez tout faux.

Vous devez, pour réussir et vous épanouir dans ce métier, être en mesure de créer votre propre plan d’attaque, votre propre stratégie. Ne recopiez surtout pas la stratégie et les outils des voisins c’est complètement absurde ! Vous n’avez pas les mêmes clients que votre voisin, ni le même produit. Ce qui marche pour l’un sera un désastre pour l’autre !

C’est tout l’objet de cet article un peu décousu : ne suivez pas le troupeau d’entrepreneurs branchés car la majorité va droit dans le mur. Chez Modjo, notre but est simple: essayer de remettre les choses à plat et vous donner de vrais conseils, une vraie méthode d’apprentissage pour que vous soyez armés et capable de faire seuls les bons choix stratégiques.

Pourquoi ce que nous proposons est différent ?

Parce que cet article est rédigé par un entrepreneur (fabricant de brosse à dents écologiques) et non par un journaliste ou marketeux. Je connais ce dont je vous parle.

Parce que vous êtes formés en séance individuelle. Chaque projet de création est différent, il est complètement absurde de dire que la publicité facebook ou le SEO est adapté pour n’importe quel projet d’entreprise.

Parce que Modjo n’est pas mon 1er business. L’entreprise qui m’a rendu libre financièrement n’est pas Modjo (et chacun des mentors Modjo est dans mon cas et possède, à côté de Modjo, une entreprise à temps plein qui fonctionne très bien). Notre business n’est donc pas de vous vendre du coaching à tout prix. Nous n’avons pas besoin de cela pour vivre.

Parce que nous ne sommes pas des vendeurs de formation en ligne voulant vendre de la formation à la chaîne et des outils magiques.

Nous vendons une méthode et un apprentissage profond bouleversant les mentalités et les idées reçues.

A bientôt.

Grégoire



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